Samedi 30 Août 2014
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Astro2009

Vivez l’année de l’astronomie 2009 sur Futura-Sciences

Archive de avril 2009

Les astronomes amateurs en mission on pu visiter le Télescope Bernard Lyot (inauguré en 1980) dont le miroir primaire a un diamètre de 2 mètres.

Une visite guidée par Rémi Cabanac, chercheur CNRS (responsable du TBL) du laboratoire d’Astrophysique de Toulouse-Tarbes. Les recherches actuelles menées avec cet instrument concernent la spectropolarimétrie (études du champ magnétique des étoiles) avec l’utilisation du spectropolarimètre “Narval”.

Sur les deux dernières photos on peut voir la chambre d’aluminure où le miroir est réaluminé environ tous les deux ans, une opération qui s’effectue sous vide en vaporisant la nouvelle aluminure, la précédente ayant été enlevée au préalable par un procédé chimique.

Images C. Diquélou

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De nombreuses zones à l’allure chaotique parsèment la surface de la Planète rouge. Elles présentent une accumulation surprenante de rochers de toutes tailles, parfois énormes, au sommet quelquefois érodé et plat.
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Vue d’ensemble de Ariadnes Colles, centrée par 34° sud et 172° est. Crédit Esa

Nous avions laissé le Pic fin du 19ème siècle, alors simple station météorologique gérée par Nansouty et Vaussenat. Le début du 20ème siècle va permettre l’essor de l’astronomie au sommet.

Le Pic du Midi ne semblait pas promis à un avenir astronomique : en 1882, au cours d’une des rares tentatives pour observer le ciel, les frères Henry, mandatés par l’Observatoire de Paris pour observer le passage de Vénus devant le Soleil, n’eurent droit qu’à des nuages. En outre ils perdirent trois de leurs porteurs tués par une avalanche.

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Benjamin Baillaud, alors directeur de l’Observatoire de Toulouse, décida cependant de passer les étés 1901, 1902 et 1903 au sommet pour mesurer la qualité du site. Il en arriva à la conclusion que lorsqu’il fait beau, « les images sont toujours bonnes, le plus souvent très bonnes, fréquemment extraordinairement belles ».

Baillaud est rassuré : il obtient des crédits pour financer un deuxième bâtiment et une coupole (l’actuelle coupole Baillaud) qui seront achevés en 1907 (depuis 1882 la société Ramond a cédé la station météo à l’Etat). L’instrumentation se compose d’une monture équatoriale soutenant un télescope de 50 cm de diamètre et une lunette de 23 cm. En 1909 ces instruments fournissent des images extraordinaires de la planète Mars qui confirment l’absence de canaux sur la planète rouge. Les observateurs sont moins chanceux l’année suivante : une météo désastreuse empêche de suivre le passage de la comète de Halley.

En 1912 on abandonne les lampes à pétrole, une groupe électrogène fournit de l’électricité à l’Observatoire qui dispose en outre depuis quelques années du télégraphe pour transmettre les bulletins météorologiques.

A suivre…

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La coupole Baillaud vue de la terrasse de l’Observatoire. Images C. Diquélou

SN 1006 est le nom donné à la supernova qui a été observée sur Terre en l’an 1006 de l’ère chrétienne. Elle est mentionnée dans des textes européens, chinois, japonais, égyptiens et irakiens. Il semble que sa première observation remonte au 30 avril de cette année. Il s’agit vraisemblablement de la supernova la plus brillante observée aux temps historiques. Sa magnitude apparente est difficile à estimer a posteriori, mais le fait est qu’elle soit plus mentionnée dans les textes européens que la supernova de 1054, qui présentait pourtant des conditions d’observation nettement plus favorables depuis l’Europe. La magnitude de SN 1006 était probablement très élevée. Elle a parfois été estimée à -9, soit l’équivalent d’un quartier de Lune (plus de 60 fois celle de Vénus), mais la théorie des supernovæ et le réexamen des textes historiques suggère qu’elle ait plutôt été de l’ordre de -7,5. Cela en fait sans doute la seule étoile à l’exception du soleil à avoir produit des ombres à la surface de la Terre. La supernova est restée visible plus d’une année, ce qui en fait probablement une supernova de type II.
La supernova a été observée au voisinage de l’étoile ß Lupi, dans la constellation du Loup. Le rémanent de la supernova n’a été découvert dans le domaine radio que dans les années 1960. Elle a également beaucoup été étudiée dans le domaine des rayons X et des rayons gamma, et a permis de mieux comprendre certains des mécanismes d’accélération des rayons cosmiques.
(Source Wikipédia)
A lire : le zoom de Hubble sur la supernova de l’an 1006

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Image composite à différentes longueurs d’ondes représentées en fausses couleurs de la nébuleuse laissée par SN 1006. Le carré en haut à droite indique la zone sur laquelle Hubble a réalisé le zoom précédent dans le domaine visible. Crédit : Nasa/Esa

A 5h ce matin, C. Diquélou nous envoyait cette image de la Voie Lactée saisie au-dessus de la coupole du télescope de 60 cm. Les membres de la mission y avaient passé la nuit pour préparer l’instrument en vue d’observer, mais le ciel se recouvrait régulièrement.

Espérons que ce poudroiement d’étoiles soit la promesse de ciels clairs pour les prochaines nuits !

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Bien que la météo ne leur permette toujours pas d’entamer leur programme d’observations, nos astronomes en mission à l’Observatoire du Pic du Midi continuent leur découverte des instruments installés au sommet : voici donc le coronographe.

Le coronographe est un instrument mis au point par l’astronome Bernard Lyot dans les années 1930 qui permet d’observer les protubérances et la couronne solaire en dehors des éclipses totales. Il s’agit d’une lunette dans laquelle un cône occulte le Soleil pour ne pas être ébloui par son rayonnement. Au Pic du Midi le coronographe fait partie du programme CLIMSO mené par les Observateurs Associés.

CLIMSO est un instrument d’observation astronomique spécialisé dans l’étude du Soleil. Il réalise des CLIchés Multiples du SOleil, plus particulièrement de la surface et la couronne dans leur globalité. Le but de cet instrument est d’étudier le déroulement des phénomènes dynamiques dans l’atmosphère solaire en tenant compte de la grande hétérogénéité en températures, densités, propriétés magnétiques et électriques de ces régions. Il s’agit donc du diagnostique global de l’activité solaire (simultanément couronne froide, couronne chaude, événements sur la surface)… Il fournit des images via la base de données solaire française sol BASS2000.

Images C. Diquélou

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Le coronographe

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La monture équatoriale

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Sous le capot, le cône qui cache le Soleil et la roue à filtres

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Fixé au centre d’une lentille, le cône occulteur, pièce maîtresse du coronographe

Les membres de l’association LoarGann remercient Franck Vaissière et Raymond David, Observateurs Associés qui leur ont fait découvrir cet instrument.

L’extinction massive du Crétacé survenue il y a 65 millions d’années qui a vu la disparition de plus de 65 % des espèces (animales et végétales ), dont les dinosaures, ne seraient pas due à la chute d’un astéroïde, mais plutôt à un cumul de causes. C’est ce que montre l’étude de 2 chercheurs des Universités de Princeton et de Lausanne.
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Impact d’un astéroïde. Crédit D.A. Hardy.

En mission toute la semaine à l’Observatoire du Pic du Midi, les astronomes amateurs de l’association LoarGann nous donnent ainsi l’occasion de vous faire découvrir ce site. Nous abordons aujourd’hui une série de 4 articles qui retracent l’histoire de l’Observatoire, illustrés par les images de C. Diquélou.

Sur l’esplanade d’accueil, à l’entrée du plus ancien bâtiment, on découvre les bustes des deux fondateurs de l’Observatoire. Retour en arrière, il y a plus d’un siècle…

Au milieu du 19 ème siècle, le directeur de l’Observatoire de Paris, U. Le Verrier, met en place un réseau national de surveillance météorologique. L’idée lui vient de placer une station au Pic du Midi, alors simple sommet des Pyrénées. Il en confie le soin à la société Ramond, dont le but est de promouvoir l’étude de la région de Bagnères.

Deux membres de cette société commencent les observations météorologiques à partir de 1873 depuis une hôtellerie au pied du sommet, à Sencours : Charles de Nansouty, général en retraite, s’occupe de monter au sommet chaque jour pour relever la pression, la température et l’humidité. Célestin Vaussenat est chargé pendant ce temps de récolter les fonds pour financer la construction d’un abri au sommet, car les observations météorologiques ne peuvent se faire que pendant les trois mois de la belle saison.

Nansouty et Vaussenat sont considérés comme les fondateurs de l’Observatoire. Ils assureront les premiers hivernages au sommet dans le bâtiment achevé en 1880, puis Nansouty prendra sa retraite à Bagnères en 1882 alors que Vaussenat deviendra directeur pendant neuf ans de la station météo du Pic du Midi. Les premières missions à caractère astronomique n’auront lieu qu’à partir du début du 20 ème siècle avec Benjamin Baillaud.

A suivre…

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Les bustes de Nansouty et Vaussenat encadrent la porte d’entrée du plus ancien bâtiment de l’Observatoire. Crédit C. Diquélou

C’est un spectacle dont vous pouvez profiter pendant quelques soirs, sur l’horizon ouest, à la tombée de la nuit : la planète Mercure passe à proximité de l’amas d’étoiles des Pléiades.

Cette image réalisée par Sylvain62 de Futura-Sciences nous montre la scène saisie hier soir.

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Les filtres solaires

29 avril 2009

L’observation du Soleil demande des précautions : en raison de l’importance du rayonnement reçu, il est indispensable d’utiliser des filtres spéciaux que l’on place à l’avant de l’instrument pour ne laisser passer qu’une infime quantité de lumière (1/100 000 ème) et bloquer les rayons nocifs (UV et IR).

Il existe 3 types de filtres : 
-  le filtre polymère (ce filtre est noir et permet de bien restituer la couleur jaune du soleil)
- le filtre astrosolar (neutre, il donne un Soleil blanc-bleu mais a une qualité optique meilleure que le polymère)
- le filtre en verre, le plus cher, qui a le même rendu que l’astrosolar
Ces filtres sont fragiles et demandent à être vérifiés avant chaque observation : toute dégradation aussi petite soit-elle laissera passer un excès de rayonnement.
Il existe différentes densités : densité 4 pour la photo, densité 5 pour l’observation visuelle
Prix constatés : entre 12 euros pour une feuille astrosolar et plus de 200 euros pour un filtre en verre grand format (comme celui sur l’image ci-dessous).

Crédit X. Plouchart

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