Lorsqu’on veut mesurer la distance d’étoiles proches, on utilise la méthode de la parallaxe : on mesure la déviation des étoiles les plus proches par rapport aux étoiles lointaines à 6 mois d’intervalle, pour profiter du déplacement de la Terre sur son orbite. Cette méthode est utilisable pour des étoiles situées à une distance de quelques centaines d’années-lumière. Au delà, l’angle mesuré est trop faible pour être exploité.
On se tourne alors vers les céphéides, des étoiles variables dont la périodicité est proportionnelle à l’éclat absolu : plus une céphéide est lumineuse plus sa période de variation d’éclat est longue. si l’on connaît la période d’une céphéide, aisément mesurable, la relation période-luminosité permet de déterminer l’éclat intrinsèque de cette étoile. Par une simple comparaison avec son éclat apparent, on en déduit sa distance.
Dernière méthode, le décalage vers le rouge : on observe les raies d’absorption ou d’émission des spectres de l’étoile. Plus l’étoile est éloignée, plus son spectre a des raies décalées vers le rouge. Cette méthode permet de mesurer des étoiles jusqu’aux confins de l’Univers, pour peu qu’elles soient assez brillantes.

Comme toutes les galaxies, NGC 3370 contient des céphéides, ces étoiles-jalons qui permettent de mesurer la distance des objets dans l’Univers. Crédit NASA
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