Samedi 21 Novembre 2009
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Astro2009

Vivez l’année de l’astronomie 2009 sur Futura-Sciences

Contrairement aux idées reçues, l’atmosphère et les océans n’ont pu se former à partir des vapeurs émises lors d’un volcanisme intense à l’aube de notre planète. Pour Francis Albarède du Laboratoire des sciences de la Terre (CNRS / ENS Lyon / Université Claude Bernard), l’eau ne fait pas partie de l’inventaire initial de la Terre mais provient de l’agitation entretenue dans le Système Solaire externe par les planètes géantes.

Des astéroïdes couverts de glace sont ainsi parvenus sur Terre une centaine de millions d’années après la naissance des planètes. L’eau serait donc extraterrestre, tardive, et sa présence aurait facilité la tectonique des plaques avant même l’apparition de la vie. Les conclusions de l’étude menée par Francis Albarède font l’objet d’un article publié le 29 octobre dans la revue Nature.

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Un astéroïde qui plonge vers la Terre : source de désastre ou source de vie ? Crédit NASA.

Le Catalina Sky Survey est un télescope situé dans les montagnes Santa Catalina près de Tucson dans l’Arizona. Il est conçu pour découvrir et surveiller les comètes et les astéroïdes.

Cet instrument a détecté hier 6 novembre un astéroïde de 6 ou 7 mètres de diamètre baptisé 2009 VA alors qu’il passait à 21 000 kilomètres seulement de la Terre, soit moins du dixième de la distance Terre-Lune.

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Le Catalina Sky Survey (le trait dans le ciel est provoqué par le passage de la Station Spatiale Internationale). Crédit CSS.

Les médias indonésiens ont présenté les images du souffle atmosphérique provoqué par la volatilisation dans l’atmosphère d’un astéroïde le 8 octobre. L’objet extraterrestre devait faire une dizaine de mètres de diamètre et s’est désintégré en rencontrant la résistance atmosphérique avec un dégagement énergétique équivalent à 50000 tonnes de TNT.

De nombreux témoins ont observé et même filmé le panache de poussières provoqué par le phénomène, confirmé par les mesures atmosphériques récoltées par la nasa.

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Le 13 Novembre 2009, à 07h46 UTC, le vaisseau spatial Rosetta effectuera son troisième et dernier survol de la Terre, obtenant au passage une assistance gravitationnelle de notre planète et une modification de sa trajectoire pour entâmer les dernières étapes de son voyage de 10 ans vers la comète 67P/Churyumov-Gerasimenko.

L’équipe de dynamique de vol de l’ESA a prévu que l’altitude de Rosetta au point le plus proche le 13 Novembre sera de 2.481 kilomètres, légèrement plus haut que sa première bascule en Mars 2005 (1.954 kilomètres) et plus bas que son second passage auprès de la Terre le 13 Novembre 2007 (5.295 kilomètres). Le point géographique de l’approche au plus près est 109° Est et 8° Sud - un peu au large de la côte de l’île indonésienne de Java.

Prochaine étape pour la sonde : le survol de l’astéroïde Lutetia en juillet 2010.

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Vue d’artiste. Crédit ESA.

Des images du télescope spatial Hubble suggèrent que l’astéroïde Pallas 2 est une protoplanète restée intacte depuis sa formation rapportent des chercheurs dans une publication qui place Pallas 2 en compagnie de deux autres astéroïdes plus gros, Ceres et Vesta.

Avec un diamètre de 265 km, Pallas 2 est l’un des plus grands objets de la ceinture principale d’astéroïdes. B.E. Schmidt et ses collègues ont déterminé les caractéristiques de sa surface et de sa forme à partir d’images prises par le télescope spatial Hubble.

Les chercheurs ont identifié des variations dans la couleur et une topographie qui pourraient être rattachées à l’évolution thermique de l’astéroïde et à la formation de sa « famille » orbitale, des astéroïdes aux mêmes propriétés orbitales que Pallas 2 et qui seraient tous les fragments issus d’une collision. Un large cratère d’impact pourrait en particulier être la source de la famille de Pallas.

Les auteurs proposent que Pallas 2 s’est formée à partir d’une matière riche en eau et aurait ensuite subi des altérations internes, rejoignant ainsi les astéroïdes Ceres A et Vesta 4 en tant que troisième protoplanète intacte dans la ceinture principale d’astéroïdes.

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Pallas comparé à quelques autres astéroïdes. Crédit UAI.

De la taille de deux terrains de football, l’astéroïde Apophis est particulièrement surveillé par les astronomes, surtout depuis qu’ils savent qu’il va croiser la Terre en 2036. Les dernières estimations de trajectoires sont moins pessimistes et réduisent sensiblement la probabilité d’une rencontre.

« Apophis a été l’un de ces corps célestes qui a suscité l’intérêt du public depuis qu’on l’a découvert en 2004, » a dit S. Chesley, chercheur au JPL (Jet Propulsion Laboratory). « Les techniques informatiques mises à jour et les données nouvellement disponibles indiquent que la probabilité d’une rencontre de la Terre le 13 Avril 2036 pour Apophis a chuté de 1 sur 45.000 à environ 4 sur un million. »

Les images qui ont permis de revoir le risque à la baisse ont été réalisées au télescope Bok de 2,3 mètres de l’Observatoire Steward de Kitt Peak en Arizona.

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Apophis sur le cliché de sa découverte le 19 juin 2004. Crédit NASA.

Ida et Dactyle

18 septembre 2009

La sonde galileo a photographié Dactyle, le premier satellite d’astéroïde.

C’est un rocher de 1,5 km, tournant autour de l’astéroïde Ida, qui fait lui 50 km de diamètre.

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En septembre dernier la sonde européenne Rosetta croisait l’astéroïde Steins. Découvrez la vidéo que propose “le journal de l’espace” réalisé par le CNES.

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La sonde Rosetta et l’astéroïde Steins. Vue d’artiste, crédit CNES.

L’astéroïde 1994 CC qui a croisé la Terre à moins de 2,52 millions de kilomètres le 10 juin 2009 est en réalité un système triple, le deuxième connu dans la population des géocroiseurs.

Les images radar du Goldstone Solar System Radar (GSSR) de la NASA nous montrent que 1994 CC se compose d’un objet central d’environ 700 mètres de diamètre qui a deux plus petites lunes tournant autour de lui. L’analyse préliminaire suggère que les deux petits satellites soient d’au moins 50 mètres de diamètre. Les observations par radar réalisées à l’observatoire d’Arecibo à Porto Rico ont également détecté chacun des trois objets, et les observations combinées de Goldstone et d’Arecibo seront utilisées par les scientifiques du JPL et leurs collègues pour étudier les propriétés orbitales et physiques de 1994 CC.

Prochain survol en l’an 2074 où le trio de roches de l’espace passera auprès de la Terre à une distance de 2,5 millions de kilomètres.

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Crédit : NASA/JPL/GSSR

La plupart des corps primitifs peuplant la ceinture d’astéroïdes, entre Jupiter et Mars, seraient en fait des comètes. Cette découverte, réalisée par une équipe internationale composée de chercheurs du Laboratoire de minéralogie et cosmochimie du Muséum (LMCM)(1) et de l’Observatoire de la Côte d’Azur(2), bouleverse la vision du système solaire. Les résultats paraissent dans la revue Nature du 16 juillet 2009.

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La comète Wild2 photographiée par la sonde Stardust. Crédit NASA

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