Samedi 21 Novembre 2009
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Astro2009

Vivez l’année de l’astronomie 2009 sur Futura-Sciences

Le pôle sud céleste

20 novembre 2009

L’axe imaginaire de rotation de la Terre se prolonge au nord en direction d’une étoile de la constellation de la Petite Ourse, l’étoile polaire.

Dans l’hémisphère sud cet axe passe dans la constellation de la Croix du Sud, photographiée ici par Y. Beletsky.

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Ciel du Pic

14 novembre 2009

En mission au Pic du Midi, Tofix de Futura-Sciences a réalisé cette image d’un bout de ciel étoilé au-dessus de la coupole du télescope de 60 cm.

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Filé d’étoiles

13 novembre 2009

Réalisé par J P Mission le 10 janvier 2009 dans les Alpes Maritimes, total des poses de 54 minutes.

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Lorsqu’on regarde le ciel la nuit loin des lumières parasites des villes, on a l’impression que les étoiles sont innombrables ; ne dit-on pas d’ailleurs «une myriade d’étoiles» ?

Pourtant ce nombre n’est pas très élevé : sous un ciel bien noir, ce sont seulement 3000 étoiles qui sont observables à l’oeil nu !

Elles font toutes partie de notre Galaxie qui en contient deux cents milliards.

Comme on ne voit qu’une moitié du ciel, celle qui est au-dessus de l’horizon en une fois, et que ce demi-ciel compte trois milliers d’étoiles, c’est qu’il y a en tout 6000 étoiles visibles à l’œil nu dans tout le ciel.

Certains sites de haute altitude, occupés par les grands observatoires, permettent de voir un nombre plus élevé d’étoiles, en raison de l’exceptionnelle transparence de leur atmosphère et de la noirceur de leurs nuits.

Bien entendu ce nombre augmente considérablement si on utilise une paire de jumelles ou un télescope.

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La Voie Lactée au-dessus des Alpes, image M Sylvestre

Rotation

11 novembre 2009

Image réalisée par Sylvain62.

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Instrument de pointe de 2 mètres de diamètre , le BLT (Bernard Lyot Télescope) est le télescope le plus important de l’Observatoire du Pic du Midi.

Géré par des astronomes professionnels, il est équipé d’un spectro-polarimètre, NARVAL, dont le “frère jumeau” ESPADON conduit les mêmes recherches sur le CFHT (Canada France Hawaï Telescope).

NARVAL et ESPADON sont des instruments astronomiques spécialement conçus et optimisés pour étudier les champs magnétiques des astres, et en particulier leurs effets sur la vie des étoiles.

Grâce à NARVAL, le Télescope Bernard Lyot a retrouvé une place prépondérante dans la recherche astronomique menée en France.

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Reportage et images X. Plouchart.

Les derniers résultats du satellite CoRoT sur les secousses sismiques à l’intérieur des étoiles, obtenus par plusieurs équipes internationales incluant des scientifiques du Service d’Astrophysique du CEA/IRFU, viennent d’être publiés. Tout comme l’héliosismologie étudie le coeur du Soleil, l’astérosismologie ou sismologie stellaire vise à de sonder celui des étoiles. Les « séismes stellaires» se manifestent par d’infimes variations de luminosité de l’étoile et la détection de ces modes de vibrations, très délicate depuis le sol, permet d’accéder à des informations sur la structure de l’étoile. Dans le cadre de la mission CoRoT [1], les scientifiques ont sélectionné un échantillon d’étoiles de classes différentes qui est régulièrement observé depuis 2006, date de lancement du satellite. La précision atteinte grâce au satellite CoRoT permet de mesurer désormais le rayon et la masse de certaines étoiles avec une précision de 1 à 5% et leur âge avec une précision de 5 à 20%. Ces  résultats sont réunis dans un numéro spécial de la revue Astronomy and Astrophysics (octobre 2009).

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Representation du Soleil oscillant. Les noeuds sont les lignes noires et les ventres sont les regions bleues (mouvements de rapprochement) ou rouges (d’éloignement). Crédit CEA.

Quel mécanisme déclenche la création d’une étoile ? Comment passe-t-on d‘un nuage de gaz raréfié à une étoile dix fois plus massive que le Soleil ? Des observations réalisées par des astrophysiciens du  Service d’Astrophysique du CEA-Irfu  et Laboratoire AIM-Saclay, en collaboration avec des chercheurs européens, australiens et chiliens, viennent de montrer que l’environnement est primordial. En étudiant des régions de formation d’étoiles massives, grâce notamment à la caméra bolométrique p-ArTéMIS  au foyer de l’antenne submilimétrique APEX située à 5100 m d’altitude au Chili, les chercheurs ont découvert que les étoiles se formaient en cascade, la formation de premières étoiles déclenchant par compression des générations successives. Ces résultats viennent d’être publiés dans la revue européenne Astronomy & Astrophysics.

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Formation d’étoiles massives dans la région G327.3. L’image représente l’émission des grains de poussière et du gaz à 8 µm observé par le télescope spatial Spitzer. Crédit NASA.

Pour réaliser ce genre de cliché, il faut un fin croissant de Lune pour ne pas masquer les étoiles pendant la longue pose.  Image réalisée par Thétis, de Futura-Sciences.

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Une équipe internationale conduite par un chercheur CNRS du Laboratoire d’Astrophysique Toulouse-Tarbes (LATT : INSU-CNRS, Université Toulouse 3) a effectué le sondage d’une étoile en fin de vie, la naine blanche GW Virginis, en utilisant l’astérosismologie. Les chercheurs démontrent que cette étoile tourne sur elle-même très lentement dans ses régions internes. Cette étoile, à l’origine de type solaire, a donc connu une importante phase de freinage de sa rotation avant d’arriver à son stade final de naine blanche. Ce résultat est publié dans Nature du 24/09/2009.

Dans 5 milliards d’années environ, le Soleil aura évolué vers sa phase ultime et prendra la forme d’une naine blanche. Ces astres sont les résidus de cœurs stellaires mis à nu. Devenus inertes, ils se refroidissent et s’éteignent lentement. Cette évolution est le sort de plus de 95% des étoiles dans l’Univers. Les naines blanches sont des étoiles très compactes qui « pèsent » environ 60% de la masse du Soleil mais dont les dimensions sont celles de la Terre (soit à peine un centième du rayon solaire).

Si le Soleil et les étoiles devaient conserver tout au long de leur vie le mouvement de rotation acquis durant leur formation, les naines blanches, en raison de leur taille réduite, devraient tourner très rapidement sur elles mêmes avec des périodes de quelques secondes à peine. Or, la surface des naines blanches semble relativement figée avec des périodes de rotation de plusieurs heures, voire plusieurs années. Mais qu’en est-il au juste de la rotation dans les zones internes, innacessibles à l’observation directe? Ce pourrait-il qu’une naine blanche « cache » son moment cinétique dans ses régions profondes qui tourneraient beaucoup plus rapidement que les zones superficielles?

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Représentation des pulsations de GW Virginis. A droite, une partie des modes impliqués dans les vibrations de l’étoile. C’est, entre autre, une onde de température représentée par des zones chaudes (en bleu) et des zones froides (en rouge). A gauche, la superposition de ces ondes donne les variations complexes de température (et donc de luminosité) à la surface de l’étoile (ce qui est observé). On y voit aussi la propagation de ces ondes à l’intérieur de l’étoile. Dans le cas de GW Virginis représenté ici, les ondulations se propagent pratiquement de la surface jusqu’au centre (on le voit bien sur cette image). C’est ce qui nous permet de sonder la rotation interne de l’étoile sur ~ 90% de son rayon. © LATT. OMP. INSU-CNRS.

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